Les contes sont de nulle part
Et pourtant on les retrouve partout.
Ce sont eux, les plus grands voyageurs.
Ils n’ont pas de nationalité,
Ils parlent toutes les langues,
Aucune frontière n’a jamais pu les arrêter.
Nathalie a quelque chose comme le bon vin nouveau, fruité et franc, clair et doux.
L’accent qui monte par vagues comme le soleil après l’averse.
Le regard qui chemine droit et tranquille vers le coeur des choses et des gens.
« Lorsqu’un étranger arrive au village, les habitants l’accueillent comme un roi. Il a tous les droits, explique le conteur gabonais Rémy Boussengui.
Mais il a aussi un devoir, un seul, celui de faire voyager la parole, de raconter ... »
“Il est de ces conteurs à qui quelques mots suffisent pour créer un décor et emporter son auditoire dans le merveilleux, il offre sans modération le plaisir d’écouter, avec toute sa générosité et sa douceur, il est là, avec ou sans décor, juste une chaise, un peu de lumière douce, et le conte est bon...” Midi Libre
Le conte m’investit en permanence, c’est comme une peau de tambour qui résonne, un sédiment ancestral qui se fait entendre ici et maintenant sur le chemin de la sagesse.
D’une poignée de sable, nous ferons le commencement de jardins comme de tous nos rêves nous faisons notre ciel.
Une nuit de l’été 89, en Vendée, j’ai réalisé que j’étais conteur. Ce fut soudain, impitoyable et lumineux.
Restait juste à apprendre le métier, passer des heures et des heures à cogiter, ruminer, essayer, apprivoiser mon clown-conteur, si fragile et si puissant.
Le conte a toujours tissé les fils de ma vie sans que je le sache. Il a suffi d’un conteur sur scène pour que la révélation se fasse, brutale et inattendue. Dans l’heure qui suivait, je n’étais plus là. J’étais partie comme une flèche. Je ne me suis jamais retournée.
Et si cela ressemble à un conte, c’est parce que c’en est un : le mien.